Jeudi 13 octobre 2011 4 13 /10 /Oct /2011 15:54

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Le défi était de taille. Justement : défi de grande taille pour texte de taille ridicule. Une page. Une petite page. Voilà la générosité de ce cher  éditeur. Moi qui ne sait pas appeller un chat... un chat! Qui ne sait pas dire les choses simplement. Alors écrire, vous pensez bien! Bon j'ai accepté l'exercice périlleux pour ma plume indomptable et bavarde. La mater. Lui rappeler qui était le patron. J'ai trituré mes mots, les ai condensés, malaxés, compressés... Je les entendais  se plaindre qu'ils étouffaient, que ça n'était pas une vie, des mots et pas des maux, appels à la lutte, au respect des inter-mots, des espaces, des ponctuations, à la mobilisation, au bras de fer...

J'ai dompté tout çà d'une plume de fer. Sales caractères!

 

Ecrire une nouvelle d'une pauvre petite page sur le thème "Quand tout bascule"!

Notre éditeur était intraitable : pas un signe de plus! ... ou ce sont les oubliettes, pire l'échafaud! Non...pas la censure!

 

...même pas peur!

 

Alors j'ai écrit... trop long... taillé...ça ne rentre pas...retaillé...toujours pas... me suis un peu énervé... supprimé quelques nouvelles fioritures pourtant délicates... ai maudit mon éditeur tortionnaire... puis ce texte ne ressemblait plus à rien... allez hop encore un coup de serpe et... trop long... Bon je jette l'éponge, pas fait pour moi cet exercice... j'aime trop l'espace des pages blanches qui vous donne le vertige, tous ces mots pressés qui se bousculent pour s'y engouffrer, l'exquise liberté d'écrire large... XXL!

 

Et puis, comme les autres j'ai "cadré serré " mes largesses plumesques,

j'ai composé avec les "contractions essentielles"...

Voilà enfin le fruit précieux de cet accouchement collectif aux forceps, dit "condensé" de nos compressions cérébrales.

 

 

quand-tout-basculeOK

 

" Quand tout bascule"

Ouvrage collégial de quelques-uns des auteurs de Chloé des Lys.

Finalement quelle bien belle aventure de tous se retrouver "blottis" dans ce livre, chacun avec ses visions toutes personnelles de ces moments qui font basculer les vies...

 Vous retrouverez dans ces pages les textes " taillés" des incontournables talents... Edmée de Xhavée, Carine-Laure Desguin, Christine Brunet, Emilie Décamps, Sophie Vuillemin, Christian Van Moer, Laurent Dumortier, Claude Colson, Léo Sani, Louis Delville, Adam Gray, Florian Houdart, Gauthier Herniaux... et toute une pléïade d'autres talents qui font la richesse de cette maison d'édition atypique. Me voilà encore très fier de me retrouver en leur belle compagnie...

A consommer sans aucune espèce de modération.

A commander aux éditions Chloé des Lys.

 

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LA RUPTURE 

 

Les paysages défilaient dans une indifférence désolante. Lui, pourtant tellement sensible aux charmes des espaces libres et équilibrés. Elle, tellement friande des soleils orangés sur les terres. Quatre yeux perdus absorbés par une mer de bitume qu’ils dévoraient comme des morts de faim. Deux jours canailles volés à leurs vies respectives et hermétiques. Avec ce plein amour, voluptueux et tellement encombrant. Avec ces incessantes séparations des cœurs et des corps, cruellement et injustement desserrés, ces sanglots amers et épineux, ces vides brutaux et noirs. Deux passions en pointillés qui ne verraient jamais le calme fleuve d'un quotidien partagé, continu et serein. Alors ils roulaient vers de nouvelles étreintes délicieusement clandestines. Vers les plages ensoleillées sous des ciels tolérants où poser leurs désirs coupables. Et les kilomètres qui toujours s’embobinent comme un film muet désespérant. Et lui qui se dit qu’il va lui avouer. Que ce seront là leurs ultimes caresses. Par lâcheté. Par peur. Elle qui mime dans sa tête lasse sa tirade définitive. Lui balancer d’un jet assuré qu’elle assez attendu. Qu’elle quitte leurs connivences mystérieuses. Par amour. Oui parfaitement, par amour. Là, maintenant. Parce qu’elle a compris qu’il ne serait jamais complètement sien. Plus la force de partager et de sucer les restes, fussent-ils sensuels et savoureux. Marre de souffrir de concert. Chacun dans ses attentes. Le soleil couchant, le port, des inconnus qui passent, se croisent et la précieuse liberté de s'effleurer les lèvres, de se lier les corps. Ce restaurant bruyant plein de verbes agités qui luttent, ces musicos jazzy qui déversent de la mélancolie à quat’sous. Quelques pas dans la nuit épaisse. Un bar. Des cocktails troublants qui libèrent les mots maladroits. De nouveaux pas dans la nuit. Là, maintenant, tout dire. Des mots durs dans des bouches enivrées et tordues. Et ces brumes de désespérance qui glissent de quatre yeux accablés. L’un. L’autre. L’autre. L’un. La détresse des ultimes regards, des souvenirs brûlants, des corps à corps somptueux. Alors il l’entraîne dans cette course folle sur la plage déserte, ils tombent, se relèvent, courent encore, mêlent leurs pleurs et leurs cheveux jusqu’aux draps tant désirés où ils abandonnent aux diables leurs promesses absurdes. Un matin délicieux. Du soleil plein les persiennes. Des valises bâclées. Un avion tout bleu qui vole bien au-dessus de leurs vies.

Tellement serrés. Tellement hauts. Beaux.

Inaccessibles.   

 

 

 

 

Par MEYER
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Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 13:02

 

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" Si on est encore capable de pleurer

devant la beauté des choses,

c'est le signe que rien, en nous,

n'est tout à fait perdu."

 

Georges Haldas

Par MEYER
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Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 13:00

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Il pleurait. Encore une fois Valentin Marmottin pleurait. Non pas à chaudes larmes. Non. Des gouttes tendres qui s'accumulaient quelques secondes au creux de l'oeil avant d'entreprendre une descente à peine sinueuse à travers les petits méandres de la joue. En chatouillant un peu la peau. En en jouant aussi. Il savait qu'arrivées au creux de la bouche il les trouverait sucrées. Des sucs délicieux d'un trop plein d'amour. Il pleurait comme à chaque fois qu'il avait aimé cette femme. Tellement plein d'elle. A ne plus avoir assez d'espace pour respirer. Corps bien trop petit pour accueillir tant d'amour voluptueux et aussi ces mystérieuses et cruelles connivences des âmes. Il ne voulait pourtant pas laisser s'égarer la moindre caresse, le plus infime soupir de ce coeur lumineux, de ce corps qui savait danser l'amour éternel sur des musiques légères. Alors il se gavait de ces yeux verts, ces billes rondes comme deux planètes d'amour et de tendresse. 

Le soleil posait une douce lumière sur les courbes du dos de la belle florentine, plus très jeune non plus mais merveilleusement lumineuse, à la chevelure répandue folle sur l'oreiller froissé. Ses doigts, encore brillants et chauds d'avoir tant caressé tremblaient encore. Encore quelques instants et la paix reviendrait. Comme à chaque fois. Après quelques caprices de son corps malmené. Avec la fatigue de l'âge aussi. Attendre toutes ces années d'amours bâclés et malhabiles avant cet enlacement miraculeux. Mystérieux. Avant ces étreintes démesurées. A  damner  tous les diables. Mais tellement tard. Bien trop tard. Plus assez de temps pour se poser les questionnements indispensables. Pour se fabriquer un semblant d'avenir plein de saisons nouvelles. Des hivers, des printemps, des étés. Les jours lui étaient comptés. Une frêle poignée tout au plus. Alors simplement les habiller de beau et s'envoler. Offrir une fois encore tous ces excès d'encombrante sensualité et cette tendre féminité qu'il avait en lui. Qu'elle avait su aller chercher au fin fond de ses principes d'un autre temps. 

Les jours lui étaient comptés. Son corps le lui rappelait. Sa cervelle feignait de l'ignorer. Pour gagner du temps. Mais les deux devraient bientôt se rendre à l'évidence. Cruelle. Prévisible. Le disjoncteur faisait son possible pour laisser encore les fils connectés, mais fatiguait. En équilibre sur un fil de coton avec un balancier bien trop lourd pour ses bras chétifs. Balancier à droite. Balancier à gauche. Continuer à faire croire qu'il était toujours vivant. Bien positionner ses pieds. Fléchir les jambes. Relever le torse. Assouplir les bras. Pour avancer encore.

Valentin Marmottin sut très tôt qu'il n'était pas totalement de ce monde. De moins en moins. Sans cesse hors saisons. Au-delà des responsables de caniveaux, piètres gestionnaires de nos légitimes espérances, dont l'odeur fétide l'indisposait, il avait maintenant peur de son propre peuple qu'il sentait pourrir consciencieusement. Sentir mauvais. S'infecter. Oublier que la vie est métissage des vies. Il aurait encore voulu leur dire que leur liberté précieuse se fanait... non, trop usé maintenant par les excès d'infernales sambas qu'il avait imposés à son organe de vie, ces excès sans calculs, ces douces folies, ces excitantes incohérences, ces ivresses permanentes. Mais dieu que le monde filait mal...

La femme se retourna. Le vit qui pleurait. Encore une fois. Son sourire était plein de ces fleurs rosées et délicates qui parfument les belles âmes. Elle lui tendit la main doucement et il vint se lover contre son corps. Epousailles immortelles. Ils se serrèrent comme pour se fondre dans un moule unique et éternel. Regardèrent le ciel moutonneux d'où filtrait une lueur ensoleillée et chaude. Apaisante et rassurante aussi. Une plume nouvelle et blanche perça lentement sa chair , comme à chaque fois qu'il mêlait corps et coeurs, pour se ranger tout contre les autres en attendant d'avoir l'envergure pour partir caresser le ventre des anges. Les bras mélangés, leurs coeurs prirent la même allure. Ils quittèrent le sol pour la paix des espaces bénis.

  Il pria pour que l'amour épouse la folie.

 Pour que la folie rencontre à son tour l'impensable...

Là, maintenant.

Avant que son coeur ne puisse plus chanter ni faire son malin.

 

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Chat! Chat... petit Chat tout doux... Beau joueur, son ange gardien épuisé par les frasques déconcertantes du Marmottin l'incarna sans autres réflexions en matou rondouillard et câlin. Au poil soyeux comme la peau ambré de l'amour. Un pelage qui appelait la caresse incessante et les mots chuchotés .

Valentin s'obligea à passer du magret de canard subtilement miellé accompagné de pommes sarladaises dorées... aux croquettes infâmes.

Du Buzet rebelle du domaine du Pech au lait insipide et bien trop blanc, sans aucun espoir d'une quelconque ivresse...

L'éternité était à ce prix.

7 vies à aimer. Sans modération.

  Il savourait déjà sa future vie de chat à se frotter sur ses longues jambes encore tellement belles et pourtant bien fatiguées. Se lover sur son ventre doux en soupirant d'aise. Humer à plein naseau ces effluves de son corps qui le rendaient fou. Anéantissait tous ces efforts de lutte et de survie.  Son parfum épicé aussi. Il savait qu'elle mettrait tant de tendresse à le caresser. Encore et encore. Il prendrait tant de plaisir à s'étirer de tout son long sur la rondeur de ses genoux  où il avait tant aimé poser sa tête et  à étirer son poitrail jusqu'à sa gorge aux poires délicieuses que ses mains et ses lèvres avaient encensées et célébrées dans des symphonies gourmandes. Et surtout ne plus jamais partir.

Ne plus jamais partir.

Ne plus pleurer.

Miauler, aimer et caresser pour l'éternité. 

Bon, restaient quand même les croquettes transgéniquement vitaminées à enfourner! Dur à avaler pour un Valentin Marmottin qui venait de passer des pleurs sucrés et chauds de l'amour absolu aux transpirations terribles de l'effroi permanent (et bien compréhensible)...

...d'une castration totalement navrante!

Jean-Pierre Meyer - "Omarnaka et autres bavardages" - 2011  

Par MEYER
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Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 12:37

 

 

 

filletteFleur.jpg

 

"L'émerveillement crée un appel d'air.

L'éternel s'y engouffre

à la vitesse de la lumière

dans un espace soudain vidé de tout."

 

Christian Bobin

Par MEYER
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Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 15:25

 

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Comme un ours. Comme un ours qui repousse le feuillage humide de sa tanière sur les flancs des montagnes secrètes d'Aspe. Mettre le museau dehors et se délecter de cette flèche de soleil qui frappe le coeur engourdi. Voilà que j'ai lamentablement hiberné en attendant des jours meilleurs, chauds, tendres, clairs et cette éclaircie qui ouvre grand les mains, purge les coeurs, dissous les sombres questionnements et les brumes épaisses de ces âpres jours sans lumière. En remettant sans cesse aux lendemains encore gelés les gestes essentiels au nettoyage de l'âme. Avec lâcheté et négligeance. Comme un ours. J'ai mis ma vie en jachère, j'ai ralenti la respiration et régulé ma température du corps. Déréglé encore celle du coeur. Chaud. Froid. Et enfin les caresses tièdes d'un timide printemps.

 

Me voilà de nouveau avide des heureuses rencontres, des verres partagés, des déhanchements printanniers, des courbes délicates, des regards canailles, des hasards merveilleux, des danses sensuelles sous les étoiles. Et des grappes de mots enfin dégelés et libres, relâchés dans les grands espaces à nouveau bleus.

 

Comme un ours, je m'ébroue dans l'herbe grasse, je m'enduis des odeurs de vie neuve et de baies naissantes et rosées. Et j'ouvre les yeux au vert tendre des feuillages. Des amis, des hommes, des peuples, des imaginations baîllonnées, ont aussi ouvert les yeux à une fièvreuse poussée d'espérances. Ils écrivent maintenant leur histoire et trempent leur plume neuve dans une encre libre et  indélébile. Courageux et déterminés. Ils découvrent leurs voix. Réapprennent à parler. A vivre. Et crient maintenant. Avec force. Avec espoir. Décider enfin de leur avenir...

 

Rappel cinglant aux classes gouvernantes, politiques de tous bords, aux carriéristes énarques, aux traîneurs de casseroles sans scrupules, aux profiteurs d'Etat intouchables, aux petits arrangements puants entre amis, qu'ils ne sont que les simples salariés des peuples qu'ils mettent exsangues par leur incompétence, davantages préoccupés par leurs plans de carrière, vanités, avantages, ressources, honneurs, sondages, orgueils déplaçés que par leur mission première et leurs devoirs au service de l'Homme. Quand le peuple qu'on veut isoler et maîtriser en lui vendant de la fausse communication à distance, préfabriquée, supervisée, manipulée, contrôlée, prends conscience qu'il a toujours ses mains vivantes, ouvertes et habiles, qui rencontrent d'autre mains adroites et complices, puis d'autres créatrices et téméraires, d'autres encore hardies et fortes, qui se touchent, se découvrent, se serrent enfin avec vigueur pour former la merveilleuse et indestructible chaîne de la solidarité des peuples...

 

Reprendre la main. Reprendre leur vie.

 

Comme des ours. Comme des ours qui repoussent le feuillage humide des tanières cachées sur les flancs des montagnes du monde. Mettre le museau dehors et se délecter de cette flèche de soleil qui frappe enfin les coeurs engourdis.

 

 

Par MEYER
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LES AUTEURS

Vous trouverez ici d'autres amis auteurs qui publient chez "Chloé des Lys", cette petite maison d'édition pleine d'enthousiasme qui grandit, qui grandit, qui grandit...

ADAM Chantal :

http://chantal.adam.over-blog.com/


BALTUS :
http://gsl.skynetblogs.be


BARAFFE :
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BOLAND Micheline :
http://homeusers.brutele.be/bolandecrits/
http://micheline-ecrit.blogspot.com/


BONTE Cathy :
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BOUTIQUE BOB :
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BRUNET Christine :

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CALLES Alain
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COLSON Claude :
 
http://claude-colson.monsite.orange.fr


CYBELE Jules :
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DE PAOLI Jacques :
http://www.quenovel.be/


DESGUIN Carine Laure :
http://carinelauredesguin.over-blog.com


EDMEE DE XHAVEE :
http://edmee.de.xhavee.over-blog.com


GROENECKE Nadine :
http://nadinegroenecke-auteur.over-blog.com/


HOUDART Florient :
http://letempsdesalbatros.blogspot.com/


KOALAH :
http://koalah.e-monsite.com/


LEURQUIN Christophe :
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MELLONE Marie-France :
http://lesmotsdemariefrance.over-blog.com
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MH Céline :
 
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MILIE KATE :
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MILOU 74 :
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NDANYUZWE :
 
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PELISSIER Franck :
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http://jean.vigne.over-blog.com/


VUILLEMIN Sophie :
http://sophievuillemin.over-blog.com

Ils ont dit...

A PROPOS

DE "QUEUES de POISSONS" :

 

« Lire Jean-Pierre Meyer est un régal. Peut-être faut-il chercher dans son œil de peintre, de graphiste, cette écriture si visuelle. Pas de descriptions minutieuses et ennuyeuses, non, une écriture coup de plume, de dessinateur, de caricaturiste presque. Et un goût des mots qui donne l’eau à la bouche… « les regards sont picadors », les gardiens de pensionnats « désinfectent les rêves ». Chez lui les jeunes filles « tendent des sourires », la légion d’honneur est « la reconnaissance des reconnus », les ronflements « ferroviaires homologués » et les gros seins « tirent du nez ».

 

Un régal. Des formules qui amusent mais qui ne cachent jamais le fond. Et c’est un fond de tendresse, de sensibilité, de nostalgie douce amère. Aussi, lorsque l‘histoire est bonne… »

  

Dominique Lauzeral

La Dépêche du Midi/Le Petit Bleu

 

 

 

A PROPOS

DE "LA PLUME DE L'ANGE" :

 

 

« De l’humour tendre, une observation chaleureuse, une belle écriture qui met le son et image sur les descriptions, parfois même les odeurs car Jean-Pierre aime bien manger, et il n’en fait pas un secret. J’ai donc acheté « La Plume de l‘Ange ».

 

Et je suis tombée amoureuse d’Enzo, un amoureux improbable mais si vivant, si généreux et vrai qu’on n’a qu’un Enzo pour toute une vie, et que ça suffit pour se dire qu’on a été aimée. Je ne me suis pas identifiée avec Babou, trop jeune, imprudente, audacieuse et curieuse pour que ce soit possible, mais je courais derrière elle avec une grande envie de hurler casse-cou, tout en décidant qu’elle avait l’air de savoir ce qu’elle faisait, après tout. Et puis, Babou bondit dans les montagnes comme un cabri, et moi j’ai un vertige qui fait supposer que tous mes gènes ont toujours vécu sur le sol plat. Je n’ai aucune intention de forcer ma ligne génétique à s’élever ailleurs que sur des chemins bien balisés et pas trop caillouteux. Avec un joli garde-fou et des points de vue avec un ou deux bancs pour souffler un peu.

 

La mère de Babou est charmante et terre à terre, d’un de ces terre-à-terre qui appelle un chat un chat et balance les conventions aux ordures si elles gênent au bon sens. Une dame qui a un bon sens aigu et de la joie à revendre, qui connaît sa fille, et crie casse-cou de concert avec moi.

C’est un roman qui, contrairement à ce que semble annoncer son début avec ce style comédie bien enlevé, s’oriente vite vers quelque chose de bien plus profond et émouvant. L’amour tout simplement, pourrait-on dire. En savourant la noblesse qui rayonne dans ce "tout simplement". J’ai beaucoup aimé et l’ai lu d’une traite »

 

Edmée De Xhavée - Ecrivain-

New Jersey

   

 

 

 

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